Aïkido global

En 1961, j’avais reçu mon premier dan aïki des mains de
Morashige (morashigé) Aritomo shihan lors d’un stage mémorable
à Thonon-les Bains organisé par maître André Nocquet. Morashige
shihan était un haut gradé d’aïkido, 9e dan et il cumulait en tout une
quarantaine de dan répartis dans des ryu de iaï-jutsu, de lance, de
canne, de différents jutsu et en particulier du daïto-ryu jujutsu de
Takeda Sokaku (Minamoto no Masayoshi 1859-1943), le maître de
Ueshiba Morihei, le créateur de l’aïkido. J’ai donc bénéficié d’enseignements
relatifs au daïto-ryu. Ces enseignements, du moins de ce
que j’en ai compris, sont présents dans mon école.
Je dois rajouter que ma pratique avec Nakazono Masahiro Ō
sensei (1962-65) ma conduit à l’affinage de ma pratique et que son
Enseignement est à l’origine de ma recherche de l’exploitation des
paramètres énergétiques subtils et même de l’ésotérisme japonais
connu sous les noms de Kototama (Les sons de l’âme) et de Kōshintō
(Ancienne Voie des dieux), paramètres que j’avais découverts plus
tôt dans l’enseignement de Morashige shihan. Morashige shihan et
Nakazono shihan ont été mes deux véritables maîtres dans le domaine
des pratiques aïki. Avec tous mes autres professeurs j’ai entretenu des
relations d’enseignant à élève alors qu’avec Morashige Aritomo
shihan et Nakazono Masahiro shihan il s’agissait d’une relation
maître-disciple, ce qui est considérablement différent.